Flux RSS

dimanche 17 août 2008

Move it on up

Allez hop, pour changer, je change de mare.

J'en ai en effet marre des caprices de mon cher hébergeur gratuit états-uniens.

Maintenant, ça se passe chez Olympe : http://alkayl.olympe-network.com.

vendredi 8 août 2008

Rehab

Il me fallait bien un titre, et c'est la chanson qui passe en ce moment sur "Radio Martine", récepteur FM que m'impose ma collègue de bureau tous les jours ouvrés.

J'en vois déjà au moins un qui ricane en disant que cette note avait été annoncée dès le 1er juillet. Oui, c'est vrai. Je ferai remarquer à cette personne que... Ben rien en fait, il n'y a pas de réelles raisons à ce retard. Je rédigerai peut-être un jour ou l'autre un compte-rendu sur ma visite de l'exposition Our Body, présentant des corps humains préservés grâce à une technologie de pointe.

Alors, la question se pose : pourquoi cette note ?

Parce qu'il faut une raison en plus ?

Bon, on va voir... Allez, on va faire dans la thématique JO. Non pas le taxi, le truc avec les anneaux. Non pas de Frodon, lui, il n'en avait qu'un.
Au final, l'interdiction de manifester devant l'ambassade de Chine à Paris a été annulée. Si j'étais dans la capitale, je crois même que j'irais y faire un tour, juste pour porter mon message fédérateur : "Na !". Oui, je sais, c'est un peu court, mais ça montre que je trouve un petit peu exagéré de courber l'échine et de tendre la croupe au moindre intérêt chinois risquant d'être égratigné.
Après cette violente diatribe, je tiens à informer mon lecteur ou ma lectrice qu'il/elle risque d'être à présent victime d'un virus. Le site de Reporters sans Frontières ayant été la cible d'une jolie saloperie infectant ceux qui avaient le malheur de se connecter, je présente mes excuses à ceux qui viennent de perdre leur matériel informatique par ma faute. Il n'y a aucune raison pour que les vaillants pirates rouges, garants de l'image de leur pays, ne viennent pas également torpiller mon espace. Et moi ? Je me connecte depuis mon lieu de travail, je ne risque rien (allez Sophos, sois hardi, défends-toi !).

Waow ! Tout ça pour ça ? Oui, je sais dénonce velu. Et à ceux qui disent leur crainte "Quand la Chine s'éveillera", je rétorque qu'il sera possible d'en rediscuter lorsqu'elle aura pris sa douche.

Ah si ! Pour finir, je peux dire que j'en ai marre d'entendre Carla Bruni-Sarkozy-présidente de France et de Navarre et du monde libre trois fois par jour à la radio.

jeudi 17 avril 2008

Une époque formidable

La sémillante Miss SFW se gaussait il y a peu de la finesse et de la pertinence des lecteurs du Monde. Aujourd'hui, comme à l'accoutumée, je parcourais d'un oeil distrait les pages du quotidien lorsque mon oeil fut attiré par ce commentaire :

DESTILLEULS
17.04.08 | 10h19
On se fiche des arguments pleurnichards à la Badinter. Si un chien dangereux a mordu un enfant, il est abattu sans discussion philosophique. En quoi un Fourniret mérite d'être favorisé par rapport au chien dangereux ? Parce qu'il aurait une âme, une supériorité intellectuelle ? Peu importe ses capacités cérébrales qui ne l'excusent nullement, bien au contraire. Toute créature dangereuse, bête ou intelligente, doit être supprimée : elle ne recommencera pas. Ainsi, nous sauvons des vies. Point.


Quoi ? Que lis-je ? J'avoue sans ambages être un dangereux droit-de-l'hommiste, et cette remarque réussit le tour de force de me tirer de ma torpeur méridienne, inhérente à tout bon fonctionnaire qui se respecte, fût-il encore stagiaire. Par curiosité, j'ouvris les autres commentaires. Un vrai filon :

Actium
16.04.08 | 20h42
Cher Monsieur L, je vous encourage a (re)lire le texte suivant :
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/abolition-peine-mort/badinter.shtml. Tout les arguments sont la, demontes un a un. Il s'agit de civilisation tout court.

serge a.
16.04.08 | 18h54
@Jean Louis L. Et les chinois ne sont pas les seuls à sourire selon vos critères: "La Chine est au septième rang en termes de nombre d'exécutions effectuées par rapport à la population globale entre 1994 et 1999, derrière Singapour, l'Arabie Saoudite, le Belarus, le Sierra Leone, le Kyrgyzstan et la Jordanie" (wikipedia). Améliorons ce qui doit l'être sans renoncer à notre civilisation.

CHAMPENOIS
16.04.08 | 18h04
Pour poursuivre des propos qualifiés de "racistes", anodins aux USA, la Justice française se démène, toutes affaires cessantes. Les condamnations pour délit d'opinion (une sorte de blasphème républicain) pleuvent à la XVIIème Correctionnelle. Et pendant ce temps-là (quinze années, excusez du peu) quel Juge d'instruction traquait les kidnappeurs-assasins d'enfants ? Qui entendait les souffrances des malheureux parents ? De ces carences, il reste un très mauvais goût de cendres dans la bouche...

JEAN LOUIS L.
16.04.08 | 18h00
Ce procès doit faire sourire les Chinois si décriés actuellement sur leur attitude face à la peine capitale.Les limites de la civilisation occidentale si prompte à tenter de comprendre les motivations de criminels irrécupérables que la société ne veut pas éliminer ne vont certainement pas leur faire changer d'avis.


Youpi, des propos comme je les aime, emplis d'une sagesse toute britney-spearsienne : pour que certains comprennent que ce qu'ils ont fait est très grave, il faut les tuer car comme cela, ils ne recommenceront plus. C'est une idée. Pas plus bête que celle qui consiste à couper un membre à celui qui a volé. En cas de récidive, la personne se voit contrainte de devenir antipodiste pour poursuivre dans son art, ce qui limite grandement sa discrétion. Au pire, au bout de 4 fois, on n'en parle plus.

Trèves de plaisanterie, même si cela ne m'étonne guère, je suis toujours surpris de voir que certains adhèrent toujours à la loi du Talion, alors que certains comprennent dès la maternelle qu'il vaut mieux recourir à l'autorité légitime, c'est-à-dire la maîtresse, quand on s'est fait taper par un méchant plutôt que de se faire justice soi-même (surtout si on est petit et binoclard). Ces commentaires parlent certes de peine de mort exercée par l'État, mais, à mes yeux, il ne s'agit que d'un Talion institutionnalisé.

C'est bizarre, mais si j'en crois mes restes d'étude du Droit, le droit pénal s'exerce dans un but sociétal et non individuel. Il est de manière patente question de protéger les individus qui composent le groupement humain. Peut-on affirmer qu'ôter la vie à un être humain de plus résoudra le tort déjà causé ? Certains sont en mesure de répondre de manière décidée, que oui, sans aucun doute, c'est ce qu'il y a de mieux à faire.
Pour ma part, la réponse est, ô surprise, différente. La conscience, dans toutes ses acceptions, est souvent présentée comme ce qui différencie l'homme de l'animal (et hop, on retombe sur ses pattes). Mettre à disposition de manière totale un être humain renvoie à une logique qui me répugne et nie à mes yeux tout concept de conscience, que ce soit de celui qui a commis les actes ou de ses concitoyens.

Et tout ceci me semble assez important pour que je prenne sur mon temps de pause pour écrire une note. C'est dire.

mardi 8 avril 2008

Dexter in the Dark



Après Darkly Dreamnig Dexter et Dearly Devoted Dexter, Dexter Morgan est de retour. Ce cher Dexter appartient aux équipes de médecine légale de Miami. Il est spécialisé dans ce qui touche au sang. Il est charmant et a une vie en apparence parfaite. Mais, il y a forcément un mais, c'est un tueur en série. Mais pas n'importe quel "serial killer". Un tueur en série de tueurs en série. Son père adoptif, Harry, a vite détecté la part d'ombre du jeune Dexter et l'a éduqué pour qu'il ne s'en prenne qu'à ceux "qui le méritent" et qu'il ne se fasse pas prendre. Jusqu'à présent, notre héros a donc fait disparaître de la circulation de méchants garçons et filles, guidé par son "passager noir", entité intérieure et mystérieuse qui l'accompagne dans ses forfaits. De temps à autres, celui-ci délivre quelques indices qui permettent de résoudre des affaires criminelles.

Mais lorsqu'après une visite sur une scène de crime, le cher compagnon de Dexter repart dans les limbes, ce dernier se retrouve seul. Seul face à des crimes plus qu'étranges. Seul face à ses obligations familiales de futur marié et de beau-père. Beau-père de charmants enfants traumatisés qui semblent manifester les mêmes dispositions que lui. Désemparé, il est conduit à s'interroger sur l'origine de son mystérieux passager noir.

Si le style de Jeff Lindsay est toujours aussi agréable à lire, je formulerais quelques réserves quant à l'intrigue. Bon, il y a le quota de cadavres requis, mais l'introduction d'une dimension surnaturelle me semble contestable. Jusqu'à présent, Dexter était un monstre à visage humain. Sympathique, certes, mais un monstre psychopathe humain. Là, l'ajout d'une dimension paranormale l'arrache quelque peu à son humanité pour en faire une sorte d'hôte, jouet de quelque chose qui le dépasse. Ses investigations en tant que "pauvre être humain" se révèlent attachantes, et ses péripéties en tant que mentor des jeunes Astor et Cody prêtent à sourire, mais à mon sens, la magie de la plume opère de manière moins pleine que dans les deux premiers ouvrages. Et les retrouvailles finales entre le tueur charmant et son sombre passager se révèlent plus que téléphonées.

J'ai la sensation qu'il vaut mieux que Dexter achève là ses aventures.

mercredi 2 avril 2008

Ouvre-toi !



Seize auteurs se partagent ici la plume pour des nouvelles débutant par "Ouvre-toi" ou la classique formule "Sésame, ouvre-toi". La production est inégale, mais l'ensemble reste de bonne qualité.

SALVI Nathalie, Réhabilitation, pp. 11-17
Un petit enfant, grand amateur d'histoires, finit par perdre le goût du fantastique lors de son entrée à l'école. Les portes de l'imaginaire lui seront-elles fermées à jamais ?
C'est "mignon" (sans dépréciation aucune), et la plume légère renvoie aux contes de l'enfance. Court et agréable à lire.

DAU Nathalie, Le Goût du miel, pp. 19-31
Guillaume a toujours mangé du miel pour son goûter. Même durant son enfance, pendant la guerre. Mais de puis qu'une étrange petite fille séjourne dans la bergerie d'à-côté, plus moyen d'ouvrir un seul pot. Guillaume se retrouve alors face à ses souvenirs.
Une petite madeleine version apicole. Le texte s'apprécie comme une histoire au coin du feu. Il ne manque que le bois qui craque.

LENCOU Antoine, Ah, la porte !, pp. 33-47
Dans un monde futuriste, une famille doit se plier aux exigences de machines étant pourtant à leur service.
Là bof. Ce n'est pas mal écrit, mais le propos est tellement peu original et le fil narratif tellement épais que ça se lit, sans plus.

HENRY Loïc, Les Graines perdues, pp. 49-62
Une équipe représentant les 4 langues dominantes de la planète est réunie et envoyée pour étudier un étrange objet venu du cosmos. Ainsi que ses occupants.
Belle histoire. Triste. Sans déflorer l'intrigue, je me contenterais de dire que cela donne envie de cultiver les graines perdues. Ce qui atteste de la réussite de l'auteur.

LI-CAM, La Petite fille au coeur de marbre, pp. 63-72
La petite Clara est prisonnière d'une tour austère. Mais au fil des jours, des phénomènes étranges se produisent.
Si la chute se laisse entrevoir très tôt, le texte se parcourt sans déplaisir aucun.

GONGA Saholy, Les Larmes rouges, pp. 73-97
Dinah mène une vie dissolue. Si ses journées sont peuplées de volupté, ses nuits sont hantées par un cauchemar récurrent.
Heu, lapin compris. Le style est assez heurté. Si cela colle assez à la narration, la lecture en est affectée. Et j'avoue ne pas comprendre la pertinence des extraits de journaux relatifs à des faits divers d'esclavage moderne.

LORENJY Don, Suzanne on line, pp. 99-105
La pieuse Suzanne est dérangée en pleine prière par une voix bizarre dans sa tête.
Le propos est assez drôle, mais la nouvelle est assez pénible à lire, de par le style heurté. A parcourir d'un oeil distrait.

CLUZEAU Nicolas, Tsuyan, pp. 107-135
Au coeur de la Taïga, la jeune Tsuyan se bat pour tirer son époux des griffes des démons.
La perle du recueil. Un style très fluide mis au service d'une histoire ciselée. A lire prestement.

NOIREZ Jérome, L'Apocalypse selon Huxley, pp. 137-152
Les péripéties de trois copains junkie.
Faute de goût. C'est tout ce qui me vient à l'esprit. Je n'ai jamais été convaincu par les récits dans l'esprit "la drogue, c'est trop d'la balle" et celui-ci ne fera pas exception. Bof quoi.

FONTAYNE Michaël, Miroitements, pp. 153-166
Anna Level est amnésique suite à un accident. Il lui faut retrouver ses souvenirs. Mais le monde autour d'elle est assez étrange.
J'ai apprécié cette nouvelle, basculant de l'autre côté du miroir. La construction est intéressante, ainsi que le style.

REY Timothée, Jassîm Ibn Menollah, pp. 167-185
Ledit Jassîm, chef des quarante voleurs du conte, est victime des errements de la porte de la fameuse caverne.
L'histoire est drôle et la plume légère et enlevée. Un texte des plus agréables à parcourir.

LE BERRE Fred, Cinq fois, pp. 187-197
Un soldat s'éprend d'une réfugié qu'il est chargé de surveiller et de maltraiter à l'envi.
Pas désagréable, mais rien d'exceptionnel non plus. Vite lu, mais vite oublié également.

GALEAZZI Livia, L'Autre, pp. 199-225
La petite Lisa se réveille sans aucun souvenir. Une fois son corps guéri, elle est confiée à Angéla, jusqu'à ce que des hommes mystérieux ne finissent par la kidnapper.
Le thème est des plus intéressants mais aurait pu davantage se déployer dans un format plus long. La nouvelle constitue en somme la conclusion d'un récit plus ample.

HAUCHECORNE Anthelme, Logique d'ensemble, pp. 227-242
Le parachute du soldat Jeremy Sivitz refuse de s'ouvrir en plein ciel, ce qui est assez fâcheux. Le sort s'acharne décidément contre lui.
Le texte est enjoué et prête à sourire. Intéressant.

CAMILLE Marie-Lé, Le Temps de l'exil, pp. 243-250
La Terre est condamnée. Aussi les humains sont-ils envoyés au fil du temps, afin de bâtir des colonies et d'éventuellement éviter la catastrophe du moment.
Le thème est intéressant mais n'est pas exploité. De plus, le message distillé par les protagonistes, à savoir l'exploration spatiale est le seul moyen d'éviter l'extinction de l'humanité est sujet à caution, même si les remarques formulées à l'encontre des détracteurs de la recherche fondamentale semblent très actuelles.

GEORGE Chloé, Dans le noir, pp. 251-261
Une petite fille est enfermée par son père dans la cave de la maison, là où tout est noir.
Un texte assez prévisible, qui conclut le recueil.

EDIT : je me disais bien qu'il manquait quelque chose à cette note : un vague commentaire de l'ensemble du recueil. Dans l'ensemble, ce n'est pas mal. D'après les indications en fin d'ouvrage, 111 nouvelles ont été lues avant composition du recueil. Je ne sais pas si ce sont réellement les "meilleures" qui figurent dans l'ouvrage, mais j'avoue que j'en enlèverais bien certaines.
Hormis dans les nouvelles proprement et lapidairement dézinguées dans les compte-rendus, les thèmes du passage et de la découverte de l'inconnu symbolisés par la thématique de la porte sont assez justement exploités. La surprise est même au rendez-vous dans une poignée d'écrits.
Je sais, je critique, mais je n'ai qu'à produire une nouvelle sur le même thème. C'est une idée, je la mets sur la pile de mes trucs à faire.